Un nouveau Nikitotek?

Lundi soir au Conseil, le dossier de la salle intermédiaire, une salle de 300 places qui vise principalement à faire découvrir le théâtre et la danse aux jeunes d’âge scolaire, a franchi une nouvelle étape vers sa réalisation.

Certains diront qu’il s’agit d’une bonne nouvelle, surtout que le gouvernement fédéral va donner 2,7 millions pour la construction, ce qui est nouveau.

Au lieu de se dire que les Sherbrookois économiseront ce montant dans le projet, le Conseil municipal a plutôt décidé d’accroitre la subvention de la ville qui servira à éponger une partie des frais d’opération de la salle. La ville donnera ainsi 140 000 $ de plus que prévu initialement chaque année. Sur trente ans, cela pourrait aller jusqu’à 4,2 millions. Donc, il n’est pas certain qu’en bout de ligne la ville économisera suite à l’investissement du gouvernement fédéral.

Je le dis souvent, le citoyen est toujours le dernier à qui l’on pense. On ne travaille jamais à réduire son fardeau fiscal.

Quel est cet empressement à toujours vouloir payer plus?

Pourquoi est-ce que je fais le parallèle avec la place Nikitotek?

Parce que dans ce dossier-là, on voulait également se prévaloir de subventions pour construire quelque chose. Mais l’on oublie souvent les frais d’opération qui viennent avec.

Dans le cas de Nikitotek, c’est plus de 300 000 $ qu’il faut aller puiser dans la poche des citoyens année après année. Cette fois-ci, on nous dit, on ne peut passer à côté d’une subvention de 6,7 millions (fédéral plus provincial).

Eh bien moi, je pense que oui.

Parce que là on se rajoute un projet qui alourdira notre budget pour plusieurs décennies. Il n’est même pas certain que ce projet se traduise par une hausse de revenu de taxes foncières pour la ville car elle subventionne souvent les loyers des organismes admis (ce qui revient à se payer des taxes à soi-même).

N’oublions pas aussi que la fréquentation des groupes d’étudiants est en baisse selon les statistiques présentées par Pierre Tardif et que le théâtre Centennial a dû limiter ses activités aux besoins de formation de ses étudiants par manque de fréquentation.

Espérons que la nouvelle salle ne viendra pas cannibaliser le marché des salles existantes.

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Budget 2017: À quand un parti pris pour le citoyen?

On ne peut parler du budget 2017, sans revenir sur le budget de l’an dernier, alors que l’on a imposé aux citoyens une hausse de taxes foncières de 4,77%. Cette hausse, qui s’établissait fortement au-dessus de l’inflation, a été justifiée par l’ajout de ce que l’on pourrait appeler la « surtaxe » de 2% à l’asphalte, qui représentait un montant de 3,2 millions de dollars.

Personne ne dira que nos rues n’ont pas besoin d’investissements supplémentaires, surtout pas, dans mon district, les citoyens du secteur Dubreuil.

Mais on se rappellera qu’en fin de compte, on a eu la preuve qu’on avait les moyens de mettre ce 3,2 millions de plus sur les rues, sans augmenter les taxes d’un 2% additionnel, puisqu’en fin d’année, quand le projet de Well Inc. a été introduit par monsieur le maire, on a vite trouvé un petit 4 millions qui trainait dans nos fonds de tiroir. Ainsi, sans Well Inc., on aurait pu faire plus de surfaçage, sans aller puiser un 3,2 millions dans les poches du citoyen.

Voici un exemple qui démontre très bien que le citoyen est souvent celui qui, malheureusement, passe en dernier dans notre ville, après les projets du maire ou ceux des organismes paramunicipaux. Cela montre également qu’on recourt trop facilement aux hausses de taxes. C’est dommage, encore plus particulièrement pour les citoyens qui sont moins aisés.

En tant qu’économiste, les gels de taxe ne m’apparaissent pas une pratique à laquelle il faut recourir de façon répétée. Cependant, cette année, c’est ce qu’on aurait dû offrir aux Sherbrookois pour leur permettre de souffler après une longue période de hausses du fardeau fiscal, hausses plus marquées que l’inflation, alors que plusieurs travailleurs et retraités ne voient pas leur revenu suivre cette même inflation. Si l’on a donné la valeur de deux années de hausse de taxes l’an dernier, on pouvait se permettre de ne pas en donner cette année. Il suffisait d’en avoir la volonté politique. N’oublions pas qu’à la première année du mandat, nous avons appliqué une augmentation de taxes de 3,3%, puis de 2,2 % l’année suivante, ce qui s’additionne pour donner 10% en 3 ans.

La devise de notre ville est Rien de trop. Peut-être devrait-on la faire peindre sur un mur de la salle du Conseil pour s’en rappeler. C’est elle qui devrait nous guider quand on fait le budget. Ainsi, on éviterait d’y retrouver des dépenses non prioritaires, ou encore des projets qui n’ont pas démontré leur efficacité. Cela exigerait aussi de se poser des questions sur l’étendue de notre implication dans différents secteurs.

Oui, encore une fois cette année, il y a des choses de trop dans le budget. J’en ai identifié une liste parmi lesquelles on aurait pu choisir afin de permettre un gel de taxes. Vous la trouverez ci-bas. Cela aurait pu être fait sans nuire au développement économique ou sans réduire de façon notable les services actuels aux citoyens. Mais pour cela il faut une volonté. Celle-ci n’existait pas en 2015 car les conseillers n’avaient pas voulu voir ma proposition pour limiter la hausse de taxes.

Je tiens à souligner que je souscris également aux arguments énoncés par mes collègues Tardif, Godbout et Rouleau. L’aéroport, Well Inc, le budget des organismes para municipaux, la multiplication des structures en matière de développement économique, voilà autant de dossiers sur lesquels il faudrait se pencher de manière plus approfondie pour devenir plus efficient.

Enfin, j’ajouterai que je demeure préoccupée par le manque de marge financière qu’on se laisse et par le niveau d’endettement de la ville. Cette année, nous allons nous rapprocher dangereusement (ou dépasser) de l’un des deux ratios de notre politique d’endettement, sans que l’on y accorde l’attention que cela devrait mériter.

Cette façon de faire est d’autant plus préoccupante que chaque fois qu’on procède à des immobilisations, même si elles sont payées par un autre palier de gouvernement, cela donne naissance à de nouveaux coûts de gestion ou d’entretien récurrents par la suite, ce qui ajoute de la pression sur le budget et rend plus difficile l’équilibrage entre les revenus et les dépenses.

Nous agissons comme un citoyen qui année après année augmente sa limite de crédit sur sa carte et la remplit à son maximum. Je n’endosse pas cette façon de faire quand il existe des alternatives.

Pour toutes ces raisons, j’ai voté contre le budget présenté ce soir, ainsi que contre le plan triennal d’immobilisations.

Potentiel d’économies budget 2017

Aide supplémentaire à des organismes en difficulté financière 219 500 $ Aide déjà fournie, soit 300 000 $ Dans certains cas, c’est une 2e année d’aide
Élargissement de l’aide à divers organismes 150 000 $ On en fait déjà beaucoup
Mise en œuvre du PGMR 100 000 $ Le réduire? L’effort est fait via Valoris
Cadre contractuel pour l’amélioration continue 39 800 $ Il y a déjà pas mal de ressources dégagées sur ce projet et on en est à l’année 3
Ajout d’un poste de Préposé au Centre d’appel 51 000 $ Il y a déjà une réceptionniste à temps plein à l’hotel de ville et des réceptionnistes dans les bureaux d’arrondissement
Bibliothèque 114 000 $ Embauche d’un bibliothécaire coordonnateur – intégration des bibliothèques On a fait d’importantes rénovations l’an dernier à la bibliothèque centrale. On pourrait retarder ce projet.
VADA pour la réalisation d’un plan d’action 40 000 $ Pour garder l’accréditation. Nécessaire pour inclure une préoccupation pour les aînés aux décisions?
Excellence sportive 15 000 $ Indexation rétroactive de l’aide. Ils ont un surplus non affecté de 63 900 $ p. 143 Reçoivent déjà 91 000 $ d’aide de la ville et là l’Université revient dans le portrait avec une aide de 30 000 $, sans compter toute l’aide permise avec le legs des Jeux du Canada. Ils reçoivent aussi 157 000 $ en services de la ville. Au total, une aide de 250 000 $ de la ville. Pour le sport élite principalement.
Économies potentielles : 245 000 $
Organismes para-municipaux
Commerce Sherbrooke 117 000 $ Well Inc, échelons et augmentation du niveau de service. Ils ont un surplus non affecté de plus de 100 000 $ p. 308 Je laisse le 57 000 $ pour l’application de gestion des locaux vacants.
Destination Sherbrooke 146 000 $ Budget publicitaire supplémentaire et ajustements salariaux Je laisse le 10 000 $ additionnel pour l’entretien de la place Nikitotek
Sherbrooke ville en santé 69 000 $ Annulation de la contribution annuelle de la ville (et des partenaires). Ils ont un actif net non affecté de 97 200 $. À plus long terme, cet organisme est-il vraiment nécessaire?
Économies potentielles : 332 000 $
Refinancement des fonds de subvention
. Développement communautaire 100 000 $ Somme prise dans le budget d’opération Dans le mandat de la ville d’aller aussi loin?
. Pro Gestion 50 000 $ Idem Idem
. Sherbrooke Innopole 590 900$ Idem Idem
Sommes totales investies : 740 900 $
Entreprenariat – chevauchements
. Entreprendre Sherbrooke 75 000 $ Étant donné les fonds mis dans Well inc.
. Réduire le montant donné à l’université pour faire de Sherbrooke la ville entrepreneuriale au Québec 350 000 $ Étant donné les fonds mis dans Well Inc. L’université a déjà mis fin unilatéralement à une entente (excellence sport) Hors mandat ou délégation de pouvoir trop poussée. On va donner 600 000 $
. Plan de communication Well Inc. 25 000 $ Meilleure organisation Prendre à même les budgets existants
Économies potentielles : 450 000 $
Vigie pour hébergement touristique non conforme 10 500 $ Est-ce à la ville de faire cela à l’année? Bien d’autres domaines où il y a dérogation potentielle.
Conseil municipal jeunesse 20 000 $ Seulement une vingtaine de jeunes. Bénévolat dans les écoles. Dure une journée.
Animation de la place Nikitotek par Animation Centre-ville 75 000 $ Annuler ce programme. Rejoint peu de monde. Subvention de 30 $ le billet.
Aéroport : abolir le poste de directeur général et les contrats de Harvey international 50 000 $ Économie annuelle estimée
Campagne Sherbrooke plus que jamais 47 000 $ Récurrent de l’an dernier?
Bureau des événements 100 000 $ Récurrent de l’an dernier?
Lean Management 100 000 $ Sur un budget total de 300 000 $
Budget animation de Commerce Sherbrooke 50 000 $ Sur un budget total de 121 000 $
Temps supplémentaire additionnel à Destination Sherbrooke 50 000 $ Récurrent de l’an dernier?
Expo Habitat 50 000 $ Récurrent de l’an dernier? Véhicule efficace pour joindre le citoyen? Quel est l’objectif?
Bourse des Ambassadeurs 25 000 $ Montant à vérifier. Récurrent?
Économies potentielles : 577 500 $
Transferts de connaissances
. Pour le poste de directeur d’animation centre-ville (on le demande pour 2 ans) 20 000 $ Ils ont un budget de 1,5 millions. Ils ont une encaisse de 303 000 $. Ils pourraient prévoir quelques heures au besoin à même leur budget. On leur donne aussi 75 000 $ pour organiser des spectacles à la place Nikitotek et ils gardent le profit. La ville leur donne déjà 100 000 $ d’aide. Mme Landry a déjà géré Le Granada.
. Relève pour un poste de contremaître 111 500 $ À réduire. Transfert très long, pour un poste de commande. À ce niveau, on s’attend à ce que les gens soient fonctionnels rapidement.
Économies potentielles : 70 000 $
Remplacement des LED Feux de circulation 100 000 $ Pourrait être réduit? On les change avant qu’ils brûlent.
Sensibilisation à l’économie d’eau potable 30 000 $ Peut se faire avec les ressources existantes
Sport/Culture/Loisirs

Présentation et création d’un spectacle (théâtre dans les camps d’été)

29 050 $ On en fait déjà beaucoup.
Économies potentielles : 84 050 $
Programmes d’aide
. Accès à la propriété au centre-ville 1 000 000 $ Réduire.
. Commerce de proximité 600 000 $ Réduire.
. Fonds de développement des coopératives d’habitation au centre-ville 100 000 $ Réduire. On fait déjà 100 unités par année de logements sociaux et le taux d’inoccupation sur le marché locatif est élevé.
Programme Accès-logis 1 785 000 $ Pour 100 logements par an. Avec la situation sur le marché locatif, on pourrait peut-être réduire?
Économies potentielles : 600 000 $
Budget d’immobilisations
. Embauche de Philippe Cadieux 90 000 $ Trop tôt. Préciser le plan d’affaires. Gilles Marcoux déjà en poste pour les urgences à ce stade-ci.
. Murale additionnelle – moratoire 200 000 $ Il y en a plusieurs. Les touristes les visitent toutes ou seulement quelques-unes? Je laisse l’éclairage des murales à 500 000 $, mais cela aurait pu être retiré.
. Salle intermédiaire On ne met rien de neuf mais on va piger 800 000 $ environ dans le back log de 1,5 millions Augmentera les frais d’opération pour la ville
. Well Inc. 1 500 000 $
. Passerelle dans la gorge 2 700 000 $ Part de la ville
. Spectacle de lumière 3 400 000 $ Part de la ville
. Réfection des terrains de soccer 615 000 $ Cela fait plusieurs années qu’on dépense 500 000 $ par an pour le soccer. Réduire.
. Transférer le curling au Centre Julien-Ducharme 500 000 $ Études. Trop tôt? Qu’est-ce qui arrive si Grandes-Fourches ne se fait pas? En plus, on ne semble pas fusionner avec Lennoxville. Autres frais à prévoir? Pourquoi pas tout mettre à Lennox?
SHQ 900 000 $ Part de la ville Si on faisait moins de 100 unités?
Aéroport 500 000 $ BACK LOG, ne pas autoriser l’utilisation à ce moment-ci?
9 millions Économie de 1 millions par an ensuite (remboursement)
Marges de manœuvre réduites
Certaines rentrées d’argent sont non assurées
On réduit le budget d’arbitrage pour les pompiers De 450 000 $ à 250 000 $. Réaliste?
On réduit le budget pour les négociations sur les régimes de retraite De 500 000 $ à 150 000 $. Réaliste?
On augmente le niveau des immobilisations alors que les taux hypothécaires augmentent (les autres taux vont suivre?) ainsi que le taux de la FED aux États-Unis
En augmentant les immobilisations, on augmente souvent le budget d’opération de la ville Exemple : frais d’opération de la salle intermédiaire, les frais d’entretien des nouveaux parcs, les frais d’opération de la patinoire Bleu Blanc Rouge (300 000 $ par an).

 

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Quartier de l’entrepreneur

Je suis déçue et très perplexe face au nouveau projet du maire sur la rue Wellington Sud. Je vous mets ici en rafale mes réflexions à ce propos. À chaud comme cela, moins de 100 heures (4 jours) après avoir été mise au courant de ce projet qui s’étalera sur une décennie et nécessitera plusieurs millions de dollars de fonds publics, voici sept choses qui clochent avec le Quartier de l’entrepreneur. Je laisse de côté toute la question de la gouvernance.  J’y reviendrai plus tard.

1 On n’avait pas le choix! Voilà ce que plusieurs élus ont dit lors du dernier budget quand ils ont voté l’augmentation de taxes de 4,77%. Les citoyens trouvaient que leurs rues sont en mauvais état? On est donc allé chercher un petit supplément de 3,2 millions dans leurs poches pour faire un peu plus de pavage. On n’avait pas le choix qu’on vous a dit! Mais neuf mois plus tard, on trouve un surplus de 4 millions à utiliser pour lancer le Quartier de l’entrepreneur. Je l’avais dit l’an dernier : on avait le choix de ne pas augmenter vos taxes autant, et de faire le pavage additionnel. Le temps m’a donné raison. Et là, il faut réaliser que ce n’est pas seulement la faute du maire. C’est aussi celle de plusieurs conseillers municipaux qui ont voté pour le budget et propagé l’idée qu’on n’avait pas le choix.                                                                                                                                                                  

2 La Ville de Sherbrooke a fait une contribution majeure à la campagne de financement de l’Université de Sherbrooke : jusqu’à 6 millions sur 10 ans pour l’établissement du Pôle de l’entreprenariat. C’est comme si l’on déléguait cette responsabilité à l’Université. Alors, pourquoi n’est-ce pas l’Université qui procède aux premiers investissements avec notre argent? Là, neuf mois plus tard, on décide d’investir une première tranche de 4 millions au centre-ville pour développer le Quartier de l’entrepreneur. N’oublions pas que l’on avait déjà aussi le projet du maire, Entreprendre Sherbrooke. À quand la Banlieue de l’entreprenariat? Blague à part, ces concepts sont toujours flous, sinon creux. On leur fait dire tout et n’importe quoi. On n’y rattache cependant jamais d’objectifs clairs en termes de création d’emplois ou de plan d’affaires. Pourtant, on nous dit qu’il s’agit de développement économique. C’est une façon de s’assurer qu’on pourra dire qu’il s’agit d’un succès peu importe ce qui arrive.

3 On essaie de nous convaincre que le fait de regrouper sur Wellington Sud dans une même bâtisse Sherbrooke Innopole, Commerce Sherbrooke, Pro-Gestion et la Corporation de développement économique communautaire (CDEC), ça va stimuler l’arrivée de d’entrepreneurs privés. Une chose est certaine, il y aura des locaux sur Wellington nord qui vont devenir vacants puisque trois de ces organismes y ont pignon sur rue. On améliore à une extrémité et on détériore à l’autre? Ça va vraiment faire une différence pour les entrepreneurs? Destination Sherbrooke ne faisant pas partie du regroupement, est-ce parce que le maire estime qu’elle ne contribue pas au développement économique?

 4 Le nouveau centre-ville, c’est peut-être le carrefour King Ouest et Jacques-Cartier. Il y a quelques années à peine, c’était un coin qui avait mauvaise mine avec l’ancien Canadian Tire abandonné. En quelques années, une ville a poussé dans ce secteur. Micro-brasserie, entreprises, commerces, habitations, etc. Quand les opportunités d’affaires sont réelles, les entrepreneurs sont au rendez-vous. Ils n’attendent pas la Ville. Forcer le développement sur Wellington Sud signifie que ce n’est pas naturel et que les impacts seront limités. Quel genre d’entreprises s’installera sur Wellington Sud? Avec la proximité du parc Jacques-Cartier et le lac des nations, est-ce que le coin Jacques-Cartier et King Ouest ne serait pas le centre-ville naturel de la ville unifiée et moderne? Pourrait-on quantifier la fréquentation de ces deux secteurs pour voir lequel rejoint le plus grand nombre de Sherbrookois?

5. Le déplacement du pont des Grandes-Fourches, 10 millions. La salle intermédiaire, 4 millions. Le Quartier de l’entrepreneur, 4 millions. Le futur stationnement au centre-ville, 15 millions. L’aide à la rénovation de la Cathédrale, et auparavant du Séminaire de Sherbrooke. Le programme d’accès à la propriété au centre-ville. Le programme de rénovation des façades au centre-ville. J’en oublie? Si comme citoyens il y a des besoins dans votre secteur, soyez patients, on est bien trop occupé au centre-ville. Et réussira-t-on à respecter nos ratios d’endettement?

 6. On s’est doté il y a environ un an d’un incubateur entièrement financé par vos taxes, Espace Inc. Nous allons maintenant construire un immeuble multi locatif dans le parc scientifique, financé en très grande partie par vos taxes. Dans le Quartier de l’entrepreneur, on achète cinq propriétés qu’on démolira, de même que le stationnement à étages situé sur Wellington Sud. On construira ensuite un stationnement de 500 places, sur lequel sera bâti un immeuble de 150 000 pieds carrés dans lequel on regroupera Sherbrooke Innopole, Commerce Sherbrooke, Pro-Gestion et la Corporation de développement économique communautaire (CDEC). On y installera aussi quelques employés municipaux, ce qui occupera seulement 20% de l’espace. Si c’est la ville qui construit le bâtiment, elle deviendra à toutes fins pratiques promoteur d’un troisième incubateur. Il faudra un jour que, comme dans plusieurs villes, les incubateurs soient développés par le privé, avec une certaine contribution municipale. Peut-être qu’alors il y aurait des objectifs de création d’emplois et des bénéfices pour les promoteurs.

 7. L’hôtel Wellington était à vendre depuis longtemps. Il ne trouvait pas preneur. La ville de Sherbrooke a décidé de l’acheter pour 1,5 millions de dollars. Pour le démolir. Ce qui augmentera la facture. On se retrouvera donc avec un terrain qu’on aura payé plus de 1,5 millions. Une fois le nouvel immeuble construit, combien faudra-t-il le louer au pied carré pour que ce soit rentable? Le prix sera sûrement trop élevé pour des entreprises en démarrage. Ce seront probablement les Sherbrookois qui financeront les futurs entrepreneurs qui s’y installeront. Et que penseront les propriétaires d’immeubles à bureaux situés dans les autres secteurs de Sherbrooke?

 

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Quand la mairie est sous pression

Je ne vois pas d’autres explications. Le maire et son équipe sont sous pression. Il faut dire que l’article paru dans La Tribune en fin de semaine, où le maire admettait avoir « escamoté » la loi d’accès à l’information, n’a rien pour égayer un samedi matin. Reconnaître qu’on a fait disparaître, dissimulé ou éludé habilement (des définitions du verbe escamoter) des choses quand il s’agit d’une loi importante, qui garantit aux citoyens l’accès à une information juste, ce n’est pas rien. Voici le lien pour ceux qui l’ont manqué: http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/sherbrooke/201609/09/01-5018868-sevigny-avoue-avoir-escamote-la-loi-dacces-a-linformation.php

Une semaine plus tôt, une situation similaire est survenue avec la publication des chiffres sur les coûts du Cabinet du maire Sévigny, de même que ceux du Cabinet du maire Perrault. Les chiffres présentés au Conseil étaient très différents et beaucoup plus complets que ceux remis à un citoyen (Pascal Cyr) qui avait fait une demande d’accès à l’information sur le même sujet. En réponse à une question du citoyen à cet égard, M. Paquin a indiqué qu’il le rencontrerait pour expliquer les disparités. En juillet, le maire avait dit que son Cabinet coutait seulement 445 000 $. Un mois plus tard, il disait que son Cabinet coutait moins cher que celui de Perrault et qu’il n’aurait aucune difficulté à le prouver. Quand les chiffres sont arrivés, on pouvait au mieux conclure que les couts étaient identiques.

Autre tuile pour la maire, par  son inaction et celle des officiers de son parti du Renouveau sherbrookois, un individu qui avait servi de prête-nom à Jean Guité du Groupe SM en 2009, a été embauché par la ville de Sherbrooke. Il s’agit d’un ingénieur. Le maire Sévigny a eu la liste des individus qui avaient servi de prête-nom quand son parti et lui ont reçu la demande du DGEQ à l’effet de rembourser les contributions illégales qui leur avaient été faites. Le remboursement a été fait en 2014 et l’embauche a été faite en 2015. Difficile de justifier une telle décision auprès du citoyen. Si vous l’avez manqué, voici le lien: http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201605/01/01-4977040-un-prete-nom-embauche-a-la-ville.php

On va passer rapidement sur la murale qui a couté 77% plus cher que prévu. Et dont les dépenses supplémentaires ont été engagées avant que le Conseil ne les autorise. Une autre prise contre le frappeur, comme on dit au baseball!  Et qu’on ne me dise pas qu’il n’y a de demande supplémentaire financière aux contribuables. Le 139 000 $ a été payé par de l’argent qui sera emprunté et qui ne pourra servir à d’autres fins. On avait encore le choix de ne pas le dépenser. Il n’y a aucune magie là, c’est le citoyen qui paie pour cela. Encore une fois, voci le lien: http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/sherbrooke/201608/29/01-5015075-la-15e-murale-souleve-des-questions.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5015337_article_POS2

Pourquoi dis-je la mairie est sous pression? Parce que ce soir, pour la 2ème semaine d’affilée, on inscrit à l’agenda du plénier public, un retour sur le coût du Cabinet, et plus précisément sur les achats de billets. Pour la seconde fois, aucun document écrit n’est présenté. M. Paquin prend la parole et donne quelques chiffres sur les achats de billets par les arrondissements, les comités et le Cabinet. Les chiffres qu’il donne pour le Cabinet sont différents de ceux donnés la semaine précédente. Et là, M. Paquin me demande: Mme Dauphinais, qu’avez-vous à conseiller? C’est lui qui place le sujet à l’ordre du jour sans me consulter et il s’attend à ce que je fasse apparaître un sommaire décisionnel? Avec toute la gang qu’ils ont, lui et le maire, ça fait deux semaines qu’ils interviennent là-dessus, sans présenter aucun document. Mais moi, je dois en avoir un. Deux poids, deux mesures. Tout comme pour la version filmée du Conseil, où M. Vézina présente sa précision sur l’achat des billets en long et en large, alors qu’on escamote (fait disparaître) ma réponse. J’ai promis à M. Paquin que je lui présenterai un sommaire décisionnel un jour.

Pour s’acharner ainsi sur un sujet somme toute mineur, ils sont vraiment sous pression. Et je les comprends. Si l’UMQ fait ses revues de presse de façon diligente, toute cette mauvaise presse à son égard doit bien fatiguer le maire et l’indisposer alors qu’il se prépare à faire la tournée du Québec à titre de président de l’UMQ. Seize villes à visiter environ, certaines pas à la porte: Rouyn-Noranda, Gaspésie, etc.

Merci à mon collègue Marc Denault qui a osé répliquer à cette sortie hostile de M. Paquin.

 

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Cabinet du maire: le vrai coût est de 816 700 $, l’optimisation ne l’a pas touché et il dépense 173 000 $** en achat de billets et inscriptions

En 2015, c’est 816 700 $* que le Cabinet du maire a coûté aux citoyens. Une chance que plusieurs de ces dépenses n’entrent pas dans le calcul ce que permet la loi, car on arriverait alors à  85% du montant autorisé par la loi, et non pas 46%, tel qu’on nous l’a dit lundi soir. Bien sûr, il faut un Cabinet, mais il est important que les citoyens sachent combien il en coûte vraiment. Le maire avait dit 445 000 $ en juillet. Suite au Conseil de lundi, on était sur l’impression qu’il s’agissait de 600 000 $, alors que la réalité indique un coût de 816 700 $.

Lundi soir, le maire ne souhaitait pas de débat. Et la transparence était secondaire. On nous a donc remis les documents séance tenante, ce qui représente 5 pages couvertes de chiffres. Les nombres mis en évidence par le maire sont ceux qui se retrouveront sur la place publique, sans possibilité d’argumenter. Ainsi, certains citoyens retiendront que le Cabinet a coûté 600 000 $ en 2015. Ou bien ils retiendront que le coût a été de 445 000 $, comme le maire l’avait dit au dernier Conseil de juillet. Mais non, le coût véritable s’élevait à 816 700 $.

Dans le dossier présenté par la mairie, ce que je retiens également, c’est qu’en 2015, le Cabinet de la mairie a dépensé 173 000 $ pour l’achat de billets et d’inscriptions. Cela représente un montant de 3 300$ par semaine. Je trouve ce montant très élevé puisque chaque élu (incluant le maire) reçoit une allocation annuelle de 15 000 $ (non imposable), qui lui sert entre autres à acheter des billets. Si un élu consacrait l’entièreté de son allocation à l’achat de billets, il pourrait se procurer pour 288$ de billets par semaine. De plus, depuis l’an dernier, ce sont les élus qui paient à même leur budget (et oui, un autre budget, d’environ 12 000 $) de soutien leur inscription au Congrès de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), ce qui a réduit la pression sur le budget du Cabinet. Pourquoi une telle somme alors?

Comment ces billets achetés par le Cabinet sont-ils attribués? Qui en profite? Il m’arrive parfois de me faire offrir des billets par le Cabinet (souvent un billet qui demeure disponible peu de temps avant l’évènement). Je pensais qu’il s’agissait de gratuité. Je vois qu’il n’en est rien. De plus, je ne reçois pas suffisamment d’offres dans une année  pour avoir pensé que le budget était de l’ordre de 173 000 $. Alors qui utilise ces billets: des élus, des bénévoles, des membres du Cabinet? Et qui choisit les bénéficiaires de ces gratuité?

Question encore plus importante à mes yeux: est-ce le rôle de la ville d’acheter autant de billets après avoir accordé subventions et aides financières? Rappelons-nous que le maire et les élus ont tous un budget pour l’achat de billets et l’inscription à des colloques ou des formations (budget de 12 000 $ en supplément de l’allocation de 15 000 $). Sans compter que les responsables de certains comités ont également des budgets de disponibles pour l’achat de billets ou d’inscriptions. Alors, 173 000 $ de plus? Bien sûr, je n’ai pu en parler lundi soir car je n’avais pas eu l’occasion de regarder tous ces chiffres à tête reposée avant le Conseil.

Lundi soir, on nous a dit qu’en dollars constants de 2005 (donc, si l’on retirait l’inflation des données), le Cabinet du maire en 2015 avait coûté 21 000 $ de moins que celui de M. Perrault en 2007. Le maire répond donc au conseiller Denault que son Cabinet coûte moins cher que celui de son prédécesseur. Pour arriver à ce résultat, la compilation tient compte de plusieurs facteurs qui réduisent le coût du Cabinet actuel. Mais l’on a oublié de tenir compte des frais pour le congrès de l’UMQ, qui sont dorénavant assumés par les élus et non plus par le Cabinet. Si l’on en avait tenu compte, cette économie aurait fondue comme peau de chagrin. De plus, bien que le département des communications soit passé de 8 à 15 postes en 2009, on nous assure que cela n’a rien changé dans l’administration et la tâche globale du Cabinet. Donc, le maire qui nous disait en juillet pouvoir faire la démonstration que son Cabinet coûtait moins cher que celui de M. Perrault, doit maintenant parler d’une stagnation des coûts.

Le coût du Cabinet, en dollars constants, est demeuré pratiquement le même de 2007 à 2015. Cela signifie que l’exercice d’optimisation en cours à la ville n’a pas encore touché le Cabinet de la mairie, contrairement à ce qu’on nous a dit lundi. Cet exercice touchera les élus à partir de 2017, puisque le nombre d’élus sera réduit, passant de 19 à 15. Est-ce que l’optimisation finira par toucher le Cabinet du maire? Ce ne serait que justice et équité.

Hélène Dauphinais

*Mon article initial évaluait le coût du Cabinet à 710 000 $. J’avais oublié d’ajouter un salaire, qui avait été retranché pour fins de comparaisons. La ville signe donc pour 816 700 $ de chèques pour faire fonctionner la Cabinet.

** Une semaine après la publication de ce texte, le chef du Cabinet M. Vézina a précisé que la colonne qu’il avait décrite comme Achats de billets et inscriptions à des colloques, ne contenait en fait qu’environ 12 000 $ de frais de cette nature. La composition principale du 173 000 $ aurait été l’inscription à l’UMQ.

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Invitation à une rencontre: les Amis du parc Victoria

Je souhaite inviter la population à une rencontre d’information et de discussions concernant la formation de l’Association des amis du parc Victoria. Cette rencontre se tiendra jeudi le 7 janvier prochain à 19h00 à la salle 309 du Centre communautaire et culturel Immaculée-Conception, situé au 987 rue du Conseil à Fleurimont.

Cette invitation s’adresse aux utilisateurs du parc, aux résidents du secteur, mais aussi à toute personne qui a à cœur la protection, l’entretien et le développement futur de ce magnifique espace vert. Est également bienvenue, toute personne qui possède une expérience dans la création de ce type de regroupement citoyen et qui souhaite s’impliquer activement dans ce dossier.

Ce parc est l’un des bijoux du patrimoine de l’Est de la ville et il est normal que les citoyens se regroupent pour voir à sa protection et à son développement harmonieux, à l’image de ce qui se fait pour le parc du Boisé Beckett et pour le parc du Mont-Bellevue. Une fois formée, cette association pourrait également jouer le rôle d’organisme consultatif auprès de la ville de Sherbrooke, des organismes paramunicipaux et des élus.

Lors de ma campagne électorale, j’avais fait part de mon désir d’impliquer plus directement les citoyens dans les décisions qui concernent le parc Victoria et l’idée avait été bien reçue. Je souhaiterais maintenant que l’Association se structure et voit le jour en 2016.

Le parc Victoria couvre 32 hectares de terrain, en plein cœur de la ville de Sherbrooke. Il a vu le jour en 1910, avec des joutes de baseball tenues dans le stade de baseball qui devait devenir plus tard le stade Amédée-Roy. On y a également retrouvé un petit zoo, de 1947 à 1979. De nos jours, le parc comprend entre autres, des sentiers, des modules de jeux, un plancher de danse, une piscine extérieure et le stade Amédée-Roy. Pour en savoir un peu plus sur l’histoire du parc Victoria vous pouvez consulter le site web de la ville de Sherbrooke au https://www.ville.sherbrooke.qc.ca/citoyen/arrondissements/de-fleurimont/histoire-locale-de-fleurimont/parc-victoria/

Hélène Dauphinais, conseillère municipale du district du Pin-Solitaire

819-822-3409

hdauphin@videotron.ca

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Pour les auditifs, mon entrevue à Écoutez l’Estrie avec Réjean Blais

Pour ceux qui préfère écouter à lire, voici mon entrevue radio sur le budget. C’est à 17h15.

http://ici.radio-canada.ca/emissions/ecoutez_l_estrie/2015-2016/index.asp

 

 

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Un exercice incomplet

Position sur le budget 2016

Il a été dit que l’exercice budgétaire avait été difficile. Pourtant, nous n’avons pas fait de choix déchirants. C’est pourquoi je considère que nous ne sommes pas allés au bout de l’exercice. La solution de refiler la facture aux citoyens s’est imposée trop rapidement. C’est selon moi une solution facile, mais non la plus responsable à long terme.

Ainsi, les citoyens verront leur compte de taxes augmenter de 4,77%. C’est quatre fois plus que l’inflation. Et cela représente une ponction additionnelle de 7,6 millions de dollars dans la poche des citoyens. À cela s’ajoute 2,2 millions d’argent neuf qui proviendra de la taxation des nouveaux immeubles, que nous avons vu surgir de terre l’an dernier. 9,8 millions de dollars au total, c’est beaucoup d’argent. Si au moins nos infrastructures étaient en parfait état suite à cela. Mais ce ne sera pas le cas.

N’oublions pas aussi qu’à la première année du mandat actuel, nous avons augmenté les taxes de 3,3 % et l’an dernier de 2,2%. La hausse de cette année portera la progression de la taxe foncière à plus de 10% sur 3 ans. Cela dépasse la capacité de payer de plusieurs familles sherbrookoises. C’est ce que j’entends dans mon district et j’ai fait campagne en disant aux citoyens que je m’assurerais qu’on réponde à leurs besoins, mais en établissant des priorités et en tenant compte de leur portefeuille.

Afin de respecter mon engagement envers les citoyens, j’ai proposé à mes collègues une solution mitoyenne, qui aurait limité la hausse des taxes à un maximum de 3 %. Pendant la consultation budgétaire, j’ai identifié rapidement 2,6 millions de dépenses (1 million du budget d’opérations et 1,6 millions du budget d’immobilisations) qui auraient pu être retirées du budget, limitant la hausse de taxes à 3%. C’était pour moi un point de départ. Cette solution était réaliste, elle nécessitait seulement que l’on dise non à quelques projets non essentiels, et que l’on fasse quelques choix difficiles. À mon grand désappointement, mes collègues, dans l’ensemble, n’ont démontré aucun intérêt pour cette proposition.

Vous comprendrez donc que je vais voter contre le budget 2016 et le plan triennal d’immobilisations.

Une proposition réaliste : réductions de budgets proposées pour limiter la hausse de taxes foncières à un maximum de 3%

 Bien entendu, on prend le budget d’asphalte payé comptant et on en envoie une partie (1,68 millions) dans les immobilisations. Donc, on fait autant d’asphalte, on limite la hausse de taxes à 3% et on n’accroit pas le fardeau financier futur.

Projets Budget d’opération Budget d’immobilisation
Campagne Sherbrooke plus que jamais 47 750 $
Animation Place Nikitotek 78 750 $
Lean Management (sur 308 600 $) 100 000 $
Création d’un bureau des événements 100 000 $
Entreprendre Sherbrooke 75 000 $
Bourses des ambassadeurs * 25 000 $
Université de Sherbrooke – D’avenir et de passion 350 000 $
Tags et graffitis 25 000 $
Budget animation de Commerce Sherbrooke (sur 121 800 $) 50 000 $
Concours de design de Commerce Sherbrooke 10 000 $
Fêtes d’arrondissements (sur 200 000 $ *) 100 000 $
Temps supplémentaire additionnel à Destination Sherbrooke 50 000 $
Expo Habitat 23 900 $
Moratoire sur les murales 190 000 $
Fond de développement des coopératives au centre-ville 100 000 $
Fond d’accès à la propriété au centre-ville 600 000 $
Disc golf au parc Victoria 125 000 $
Ice Cross Downhill 215 000 $
Corridor bleu 149 500 $
Structure d’accueil de Destination Sherbrooke 250 000 $
Vague de surf 50 000 $
Total 1, 03 millions $ 1,68 millions $
Autres pistes de solution
Étudier la réduction possible du taux de remboursement au kilomètre pour s’ajuster à la baisse du prix de l’essence
Étudier le dossier des oriflammes
Se servir des budgets non utilisés (2015) dans les organismes paramunicipaux pour réduire leur budget 2016.
Mapping des murales 400 000 $
Aéroport – taxer alors que la liaison arérienne n’est pas encore conclue? On réserve de l’argent pour ce projet.

*Montant total alloué à ce poste à vérifier car il n’est pas indiqué dans les documents budgétaires.

 

Dégager une marge de manœuvre financière pour les années à venir :

Il faut aussi noter que chaque réduction de dépenses que nous pouvons faire se traduit par un assainissement de nos finances et un accroissement de notre marge de manœuvre financière. Nos ratio endettements augmentent, nous devenons vulnérables à une hausse des taux d’intérêts et aux imprévus (par exemple la perte de la caserne d’incendie en 2015). Sans compter la grande question qui demeure et devient de moins en moins soluble : comment réussir à se doter de rues en bon état? Avec le budget de ce soir, le problème demeure entier.

Une certaine prise de conscience

En terminant, je tiens cependant à souligner qu’il y a eu des efforts de faits dans ce budget : on reporte le spectacle de fontaines d’eau au lac des Nations, de même que le projet des tours d’observation, deux projets très couteux et aux retombées incertaines. Mais il reste encore des projets plus ou moins essentiels, dont certains nécessiteront des dépenses et des investissements dans les années futures également. Une fois engagés sur cette voie, il nous sera très difficile de reculer. En 2016, par exemple, nous allons nous enclencher la relocalisation du pont des Grandes-Fourches, investir dans l’aéroport, poursuivre le boulevard René-Lévesque, accroitre la desserte dans le transport en commun, débuter la mise en place du plan de développement du centre-ville, construire un nouvel immeuble pour accueillir des entreprises, nous préparer à accueillir les Jeux de la Francophonie et tout cela alors qu’il faut reconstruire une caserne et bâtir un nouveau poste de distribution d’électricité. Il me semble que c’est beaucoup et qu’on se garde bien peu de marge de manœuvre pour faire face aux imprévus, à la baisse connue des revenus en provenance d’Hydro Sherbrooke et à une future hausse des taux d’intérêts.

Autres facteurs positifs, un effort supplémentaire sera fait au niveau de la réfection des routes et l’exercice d’optimisation de l’appareil municipal se poursuivra. Ce sont là de bonnes nouvelles, des pas dans la bonne direction.

Et ailleurs au Québec, quelles seront les hausses de taxes?

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une recherche extensive, voici les hausses annoncées par certaines villes du Québec pour 2016 (ces villes ne comptent pas, pour la plupart, sur un réseau hydroélectrique pour se financer en partie):

Magog pas de hausse

Boucherville pas de hausse

Charlevoix en hausse de 1.2%

Longueuil en hausse de 1%

Trois-Rivières en hausse de 1,2%

Drummondville en hausse de 1.5%

Québec en hausse de 1.9%

Lévis  en hausse de 1.8%

Montréal en hausse de 1.9%

Repentigny en hausse de 1.8%

Gatineau en hausse de 2.9%

Brossard  en hausse de 2 %

St-Jean sur le Richelieu en hausse de 2.98%

St-Georges de Beauce en baisse de 1,5% : 75% des contribuables verront une baisse de leur compte de taxes

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Quand le temps te donne raison

Excellente nouvelle pour de petits épargnants: la Cour supérieure vient d’autoriser un recours collectif contre deux filiales du Mouvement Desjardins. Cette demande est portée par des Sherbrookois. Je les félicite pour leur ténacité et je souhaite que la deuxième demande de recours collectif, qui est très similaire, reçoive également une réponse favorable. C’est un citoyen qui voulait comprendre ce qui était arrivé qui est venu me voir en 2008 pour que je l’aide à comprendre. Ça m’avait tellement choquée que j’ai milité activement pour faire connaître cette histoire que j’ai dénoncée dans le journal Les Affaires, dans Le Devoir, dans La Tribune et lors d’une assemblée de ma Caisse populaire où j’avais suggéré que les ristournes servent au moins à dédommager en partie ces gens. Je me suis fait huer par le conjoint d’un membre du Conseil d’administration. Les événements d’aujourd’hui montrent qu’il y avait matière à investigation et que je n’étais pas complètement dans le champs comme on voulait bien le faire croire. Je suis fière des Sherbrookois qui portent les demandes de recours collectif et qui représentent les petits investisseurs. Ils sont tenaces et généreux de leur temps. Je vais me coucher contente ce soir en me disant qu’il reste encore une chance que toute la lumière soit faite sur cette situation un jour. J’espère que les médias suivront de près ce dossier. Il y a beaucoup à découvrir là-dedans.

http://www.tvanouvelles.ca/2015/12/11/des-epargnants-auraient-ete-prives-de-rendements-sur-des-depots

 

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Pas de 2 pour 1 ce soir

Pas de deux pour un ce soir à l’hôtel de ville. Mais une victoire en faveur d’une transparence accrue et d’un accès plus large à l’information pour les citoyens. Dorénavant, les Sherbrookois auront accès aux documents préparatoires au Conseil municipal, documents qui sont remis aux conseillers afin de leur présenter le contenu des dossiers et leur permettre de prendre des décisions éclairées. Ces documents étaient déjà disponibles pour les journalistes, mais les simples citoyens n’y avaient pas droit. C’est ce qui va changer.

À partir de maintenant, un volumineux dossier pdf sera déposé sur le site de la Ville dans la semaine suivant le Conseil. Les citoyens y auront accès. Bien sûr, nous aurions aimé pourvoir rendre disponible le dossier avec un délai plus court, mais c’est un premier pas, ne l’oublions pas. Souhaitons aussi que la plupart des citoyens intéressés réussissent à télécharger le dossier pdf sans trop de problème.

Cette petite mesure constitue un pas énorme  vers une meilleure appropriation de l’information par les citoyens. On ne peut que se réjouir. C’est ce que doit faire mon collègue Jean-François Rouleau puisqu’il a lui aussi demandé l’instauration d’une telle mesure par le passé. Merci à tous nos collègues du Conseil de nous avoir appuyés là-dedans. C’est très apprécié.

Pas de deux pour un cependant, puisque la proposition de rendre publique les discussions sur le budget, comme cela se fait à Gatineau, ne deviendra pas réalité à court terme à Sherbrooke. Comme disait ma mère: « on ne peut pas tout avoir »!

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