Des manquements répétés à une saine gouvernance à Sherbrooke

Dimanche 15 février 2015 – point de presse de quatre conseillers indépendant

Voici le texte de mon allocution:

Comme l’a dit M. Rouleau en introduction, nous sommes ici aujourd’hui pour déplorer les façons de fonctionner de l’administration Sévigny.

Nos doléances s’articulent autour de quatre points :

  • Le manque de vision;
  • L’absence de débat (tel que souligné à maintes reprises dans les médias);
  • La gestion inadéquate du risque;
  • Des décisions qui se prennent derrière des portes closes.

C’est sur ce dernier point que je vais vous entretenir alors que mes collègues Tardif, Godbout et Rouleau, aborderont les autres volets.

Depuis mon élection, je me suis plainte à plusieurs reprises de trois aspects relatifs à la gouvernance :

  • Nous apprenons trop souvent par les médias que des décisions seraient déjà prises, avant même que le Conseil municipal en soit informé ou qu’il se soit prononcé sur le sujet. L’administration Sévigny est tellement confiante qu’elle peut faire des annonces publiques sans l’aval du Conseil. En voici quelques exemples :
  1. Don de gré à gré de l’œuvre d’art le Vaisseau lunaire (artiste de renommée international, Expo 67)
  2. Octroi d’une commandite à la Station de ski du mont Orford
  3. Mise sur pieds d’un incubateur (le gouvernement provincial en a été avisé avant le Conseil)
  4. Achat d’un spectacle de Fontaine animée (information affichée sur le site de la Fête du lac avant que le Conseil ait adopté le budget)
  5. Déplacement de la scène Nikitotek
  •  On nous fournit des dossiers incomplets :
  1. Achat du Centre récréatif de Rock Forest : aucun état financier, absence de l’étude de RCGT, etc.
  2. Incubateur : plan d’affaires incomplet
  3. Modification au remboursement de la TVQ (le gouvernement provincial a dû faire une mise au point et a démontré que le portrait fourni aux élus était incomplet)
  •  Les délais entre le moment où l’on nous fournit les informations et celui où l’on doit prendre notre décision sont souvent trop courts pour permettre une bonne réflexion et une décision éclairée
  1. Planification budgétaire : 4 jours de délai en 2013 et 10 jours en 2014
  2. Achat du Centre récréatif de Rock Forest : 4 jours

Après 12 mois de travail dans ces conditions et des demandes répétées qui ont amenées peu de changement, j’ai décidé d’assister aux rencontres du Comité exécutif, comme le permettent les règles relatives aux délibérations du Conseil municipal et de ses comités à Sherbrooke. Je souhaitais ainsi avoir plus de temps entre le moment où j’obtenais l’information et celui de la prise de décision. Je désirais également avoir plus d’information car certains documents du Comité exécutif ne sont pas accessibles sur le Conseil sans papier.

Mardi dernier, on m’a refusé l’accès à une heure sur trois de délibérations du Comité exécutif. C’est à ce moment que furent discutés au moins deux dossiers importants : la convention pour le financement du toit de la Place Nikitotek et la revue de l’aide au développement économique.

Je considère que mes droits ont été brimés et pour l’ensemble des raisons précitées, j’en viens à la conclusion que les décisions se prennent derrière des portes closes à Sherbrooke, et très peu de conseillers sont admis derrière ces portes.

Cela me pose un grave problème car c’est contraire à la démocratie et cela m’empêche également de bien faire mon travail afin de m’assurer que les citoyens y trouvent leur compte.

C’est ce que je voulais dénoncer ce matin avec mes collègues. Il est important que la population sache que ces méthodes de gouvernance sont douteuses et qu’elles accroissent le risque que les décisions prises ne soient pas les meilleures pour l’intérêt des citoyens.

Je termine en citant Jean-Paul Gagné du journal Les Affaires (18 octobre 2014), « à moins d’ignorer leurs responsabilités, les conseillers municipaux et les administrateurs ne devraient jamais tolérer les abus de pouvoir d’un comité exécutif ». Selon lui, la concentration du pouvoir au Comité exécutif est « la tactique favorite des dominateurs ». Si l’on suivait ces enseignements, ce n’est peut-être pas quatre* conseillers, que nous serions ce matin, mais 15!

*Le conseiller Claude Charron n’a pu être présent à la conférence de presse, mais il a tenu à apporter son appui moral.

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2 réponses à Des manquements répétés à une saine gouvernance à Sherbrooke

  1. Et dire que les gens se plaignaient de l’administration Perreault!!!! Ma foi c’est dix fois pire!!!! Pauvre de moi dans Desranleau je vais demander une réduction de taxe car je n’en ai pas pour mon argent avec ces décisions prises à l’encontre de la démocratie. Merci d’avoir sonné la cloche pour nous simples citoyens!!! Je pensais sincèrement qu’on irait en s’améliorant dans cette ville…bien au contraire ça empire

  2. Simon Jacques dit :

    Toujours la même petite clique qui mijote le tout en sourdine !!
    Payeur de taxes exaspéré !!

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